D'un tour de roue

D'un tour de roue

Palmiers dattiers, dromadaires et oasis : Dogan - Bandar Abbas 2 au 6 septembre (370km)

Dimanche 2 septembre : Dogan – Janat Sharh (66km)


Les troupeaux de moutons passent devant nous pendant que nous dejeunons.

Il fait chaud tres tot et la traversee de Darab n’en est que plus desagreable. La circulation est catastrophique, on n’est pas faches de quitter cette ville.

Ce sont maintenant des champs d’orangers et de mini citrons verts (les limous) qui bordent la route. Dans un village, on se fait offrir une poche de 2kg de ces delicieux petits fruits. Ils nous serviront de sauce pour les salades de tomates et de parfum pour ameliorer un peu le gout de plastique de l’eau qu’on boit.

 

Pour remedier au probleme de l’eau chaude, on a heureusement une chaussette. Placee humide autour d’une de nos bouteilles d’eau, elle agit comme un mini-frigo. L’evaporation de l’eau qu’elle contient est consommatrice de chaleur et refroidit donc la bouteille en question. Ce qui nous permet d’ecrire l’equation suivante :

“eau chaude + chaussette mouillee = eau fraiche + chaussette seche”. Cette equation fonctionne egalement avec une pasteque ou une Pauline.

 

On campera au milieu d’un verger d’orangers, dont les fruits sont encore verts.

 

 

Lundi 3 septembre : Janat Sharh – Mohamad Abad (76km)


Matinee sans histoire, on pourrait meme dire monotone. On se pause pour manger sous un petit toit en feuilles de palmiers au milieu des cultures. Un fermier finit par se pointer et n’en croit pas ses oreilles quand on lui annonce qu’on est francais. Il grimpe dans l’arbre d’a cote et revient vers nous avec les mains pleines de grenades. On en mange une, ce n’est pas tres bon, un peu juteux, acide et compose exclusivement de graines.

 

 

L’apres midi une longue cote sous la chaleur nous liquefie completement. On retrouve un peu notre souffle dans la descente. Mais la temperature et surtout l’humidite n’en finissent pas d’augmenter. La chaleur devient tres desagreable des 10 h du matin et retombe tres peu avant 1h du matin.

 

Pour ce soir, heureusement, nous sommes invites. Un jeune croise au bord de la route nous fait venir dans la maison de sa famille ou on a droit a des dates, du the, une douche et surtout un gros climatiseur qui souffle de l’air bien frais. Apres le repas du soir compose de saucisses, de tomates et de pain, on ne fait pas de vieux os.

 

 

Mardi 4 septembre : Mohamad Abad – Gahkam (86km)


On part le velo charge d’eau fraiche et de glace a travers un paysage desertique et plat a perte de vue.

Vers midi, l’air qui nous arrive dessus nous fait penser a l’air qui s’echappe du four quand on rotit un poulet. On s’arrete sous un accacia pres d’une exploitation agricole. Alors qu’on y demande de l’eau, on nous prette un gros seau thermos plein d’eau fraiche qui nous permettra de boire a notre soif et de recharger les bouteilles pour l’apres midi.

Comme on ne trouve pas la ville qu’on pensait trouver sur notre route, on fait le plein du soir dans une station service avant de planter la tente dans le desert. On vient d’atteindre une grosse route qui nous menera en 3 jours a Bandar Abbas.

Le bruit des camions sur la 2x2 voies non loin, ca passe encore mais la chaleur est telle qu’il nous est difficile de trouver le sommeil.

 

 

Mercredi 5 septembre : Gahkam – Ghetan Abad (71km)

 

 

Meme avant que le soleil se leve, il fait deja chaud.

On s’arrete faire des courses dans le seul village de la journee. Par la meme occasion, on se fait offrir un enorme bout de pasteque par des jeunes qui prennent leur petit dejeuner.

 

On passe la journee au milieu du boucan et des fumees de camions. Une longue et raide montee nous conduit a un tunnel qui nous permet de passer a travers la montagne. Apres une longue descente on picnique sous un bouquet d’accacias. En fin d’apres midi la route se remet a monter. On fait le plein d’eau dans un restaurant au bord de la route. Encore une fois il nous est impossible de trouver le village marque sur notre carte.

 

La chaleur est etouffante et nous dormons la tente toute ouverte. Pas un souffle d’air ne vient nous raffraichir. Le sommeil nous prend tard et ne nous repose pas vraiment.

 

 

Jeudi 6 septembre : Ghetan Abad – Bandar Abbas (73km)

 

Nous plions tout notre materiel encore mouille de transpiration. Les premiers rayons de soleil ne nous laissent aucun doute sur la journee a venir. Nous decidons d’arriver a Bandar Abbas aujourd’hui pour eviter de passer une autre mauvaise nuit.

La route nous fait croiser de nombreuses rivieres a sec, le fond est blanc de sel cristalise.

On pique nique a l’entrée de la ville sous la seule ombre qu’on trouve. Nous transpirons par litres et ne trainons pas. Nous pensons passer l’apres midi dans un cyber café climatise en attendant que notre hote rentre du boulot.

 

En arrivant en ville une voiture nous arrête. Le conducteur, Aref, nous dit que son ami fait du cyclo tourisme comme nous. Il prend notre numero de telephone et repart. Un peu plus loin il nous rejoint a nouveau et nous invite a venir chez lui. Il habite a deux pas. Totalement liquefies par la chaleur, il ne nous faut pas longtemps pour nous decider.

La douche nous permet de redevenir un peu presentables et la clim de le rester. Aref est tres sympa et nous parle beaucoup de sa philosophie de vie et des poetes iraniens (Hafez et Mevlana en tete) dont elle est tiree.

Nous finissons par passer la soiree chez lui. Sa femme nous a rejoint entre temps. Nous regardons un film avant de nous endormir. Nous avons froid, quel plaisir !



09/09/2012
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