D'un tour de roue

D'un tour de roue

Sur le plateau d'Anatolie : Konya a Derinkuyu 5 - 9 Juin (260 km)

Mardi 5 juin : Konya - Kizoren (71km)

 

Ce matin on se reveille tot pour partir avant qu'il ne fasse trop chaud. C'etait sans compter sur le gardien de l'hotel. Le petit dejeuner n'est pas pret, personne a part le gardien endormi. On parvient a le faire emerger pour qu'il nous prepare un truc a manger. Il semblerait qu'il n'a pas bu que du the hier soir.

On fait des provisions pour 3 jours avant de quitter la ville. Il y a peu de villages sur la carte, on prefere assurer. A la sortie de Konya quelle surprise, une piste cyclable, une vraie belle piste cyclable en goudron d'un joli bleu, bien separee de la route pour voitures. On ne se fait pas prier.

 

On roule sur un plateau a 1000m d'altitude. Le paysage est aride, sans aucune ame qui y vive. La chaleur nous fait apercevoir des mirages au loin, et les kilometres defilent.

Vers midi on s'arrete dans une station service ou on nous offre ...  un the. On mange en discutant avec 3 bonhommes marrants. Quand Pauline annonce qu'elle est Su Muhendesi (Ingenieur eau) un des bonhommes attrape 2 petits verres a the, en remplit un au robinet, l'autre a la source qui coule a cote et les pose devant elle. Au boulot ! L'eau est elle bonne ? Eclat de rire general.

On va chercher le dessert au velo, ils nous font signe de ranger ca et nous ordonnent de nous asseoir. Bientot un des larrons revient de la ville avec un enorme plateaux de delicieuses pide (pizza turques) qu'ils nous font presque manger de force. Il nous faut du carburant pour pedaler.

Nous partons apres avois repondu aux questions de nos compagnons de repas et pris un dernier the.

 

Apres manger on repart dans la plaine agricole de Konya, le grenier a ble de la Tuquie. Ca devient desert. Plus un arbre, pas de village non plus, il nous faut pourtant de l'eau et du bois pour manger et faire notre toilette. On s'arrete dans une station service ou l'on demande a planter notre tente. Pas de probleme, il nous ouvre une salle en travaux ou on pourra dormir et nous donne acces a sa cuisine. Merci Mehmet.

 

 

Mercredi 6 juin : Kizoren - Yapilcan (75km)

 

On reprend la route avant 8h dans un paysage sans grand interet (d'immenses champs de ble plats). Il fait vite tres chaud et on est content de s'arreter a Sultanhani. L'entree au magnifique caravanserail est payant, comme beaucoup de lieux touristiques en Turquie. On n'en verra que la grande porte sculptee, peut etre a-t-on eu tort...

 

 

On pique-nique a l'ombre dans un parc et on s'arretera dans des stations services pour trouver un peu d'ombre dans l'apres-midi, les arbres sont rares par ici.

 

On plante la tente dans une prairie pour un magnifique coucher de soleil sur le Mont Hasan (3260m).

 

 

Jeudi 7 juin : Yaplican - Ihlara (55km)

 

"Monsieur ! Monsieur ! " Le reveil de ce matin est donne par le berger qui garde ses moutons sur notre terrain de camping. Il veut simplement discuter avec nous.

 

On roule jusqu'a Aksaray ou on bifurque par une petite route vers la vallee d'Ihlara. Pour traverser les collines rouges, les cotes sont parfois tres raides !

 

On pique nique a nouveau dans une station service ou le pompiste timide et peu bavard ne nous lache pas.

Les stations service c'est le bon plan : y a de l'eau, des toilettes, des tables a l'ombre pour manger et souvent du the offert par les employes.  Dans celle d'aujourd'hui y a meme une douche toute neuve !

 

A Selime, les montagnes sont creusees d'impressionnantes villes troglodytes. On se croirait deja en Cappadoce.

On loupe la fin de la journee en evitant d'aller voir les eglises de Belisirma, ce qui nous fait atterrir au village d'Ihlara d'ou on n'a plus la force d'aller se promener dans la vallee du meme nom.

 

 

Vendredi 8 juin : Ihlara - Derinkuyu (55km)

 

Ce matin, apres les pluies de la nuit, une partie du champ ou on a dormi s'est tranformee en ruisseau. Alors qu'on cherche un passage, on roule sur un tesson de bouteille et le pneu avant ne resiste pas. On repare, remonte la roue et repart.

 

Le relief est un peu difficile mais le paysage en vaut le coup : de vieux volcans arrondis sortent de terre, d'autres au loin sont couverts de neige et frisent les 4000m.

 

En cours d'apres midi, sans prevenir, la chambre a air avant explose. On repare a nouveau au bord de la route devant des ados timides qui n'osent pas nous approcher. Le pneu est bien moche : le tesson de ce matin a laisse un trou gros comme le doigt. La chambre a air fait une petite cloque et sort du pneu. 50m plus loin, ca ne manque pas, la chambre a air explose a nouveau. On change alors pneu et chambre a air sans hesiter. Une petite pensee pour l'equipe logistique qui a rendu tout ca possible.

 

On campe dans une station service desaffectee aux portes de la Cappadoce.



10/06/2012
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